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Comment cultiver des légumes dans son salon!

Le jardin rotatif OGarden Smart permet de cultiver sur une grande surface sans prendre autant d'espace qu'un jardin plat conventionnel.

PHOTO : RADIO-CANADA / NICOLE GERMAIN

Alain Rochefort

De plus en plus de Québécois cultivent leur potager dans leur salon, une activité qui contribue à une alimentation saine tout en adoptant un mode de vie écologique. Mais comment s'y prend-on lorsqu'on n'a pas le pouce vert?

Une jeune entreprise de Lévis, OGarden, se fait un devoir de transformer les « nuls » en spécialistes dans la production de potager d'intérieur en terre. Tomates cerises, poivrons, thym ou aneth : les agriculteurs en herbe peuvent produire jusqu’à 90 légumes et fines herbes en même temps.

Tout ça, grâce à la technologie.

« C'est un concept pour les individus qui n'ont pas le pouce vert, qui n'ont pas d'expérience de faire pousser des légumes à la maison, explique Pierre Nibart, cofondateur d'OGarden. On prend des petites poches de terre dans [lesquelles] il y a des semences et il y a l'engrais ».

Appareil automatisé

La principale tâche de l’agriculteur en herbe est de remplir le réservoir d'eau une fois par semaine. Pour le reste, un petit ordinateur s’occupe de faire fonctionner tout le système automatisé.

[L’ordinateur] va commencer à arroser les plantes. Il va gérer la lumière. Il va s'allumer et s'éteindre automatiquement, jour et nuit.

 Pierre Nibart, cofondateur d'OGarden

L'appareil est de forme ronde pour consommer moins d'énergie.

« Il y a un autre point important : la roue tourne, ajoute l'entrepreneur. Étant donné qu'il a du mouvement, ça oblige la plante à se renforcir, à avoir plus de tonus, plus de saveur. »

Pierre Nibart regardant à travers son jardin rotatif.

Pierre Nibart, le président de la compagnie lévisienne OGarden, et son jardin rotatif

PHOTO : RADIO-CANADA / NICOLE GERMAIN

OGarden compte près d'une dizaine d'employés.

Écologie et autonomie

L’existence même de l’entreprise, fondée en 2017, est liée au concept de « créer un réel impact écologique positif sur Terre, tout en ramenant plus d’autonomie aux individus ».

« C'est né d'un désir. J'avais des amis qui disaient : "Faut être plus autonomes, manger santé et avoir une approche positive au niveau de l'écologie", raconte M. Nibart. Il fallait trouver une manière de produire plus locale et aussi [que ce soit] moins dispendieux. »

Oui, l'agriculteur utilise des matériaux et de l'électricité. Mais la compagnie lévisienne soutient que son produit est moins polluant que les légumes à l'épicerie.

« L'empreinte de carbone, des légumes qui poussent là-dedans elle est 98 % moins élevée qu'un légume qu'on achète à l'épicerie », souligne M. Nibart.

Il n'y a pas d'emballage, pas de réfrigération, pas de transport, pas d'agriculture de masse. […] Au niveau de l'électricité, 120 watts, c'est beaucoup moins qu'un frigidaire.

 Pierre Nibart, cofondateur de OGarden

OGarden a vendu à ce jour environ 2500 appareils, qui se détaillent environ 900 $.

Avec les informations de Nicole Germain